RSF/diario19.com
Reporters sans frontières exprime sa vive inquiétude quant au sort de Gregorio Jiménez de la Cruz, employé des quotidiens locaux Notisur et Liberal del Sur, enlevé par un groupe armé le 5 février 2014 à Coatzacoalcos dans l’État de Veracruz (Est).
Cet enlèvement s’est produit alors que journaliste se rendait à son domicile après avoir déposé ses enfants à l’école. Les agresseurs l’ont forcé à monter dans un véhicule avant de prendre la fuite, d’après le témoignage d’un membre de la rédaction de Notisur.
L’armée, la marine et la police de l’État de Veracruz sont mobilisées conjointement dans cette affaire. La famille du journaliste a été prise en charge par les autorités et emmenée en lieu sûr.
“Reporters sans frontières exhorte les autorités à poursuivre leurs efforts afin de retrouver Gregorio Jiménez de la Cruz, et à arrêter ses ravisseurs, qui devront répondre de leurs actes devant la justice. Le mobile professionnel doit être sérieusement considéré. L’État de Veracruz compte à ce jour quatre journalistes portés disparus et neuf autres tués depuis 2010, ce qui le place parmi les dix régions au monde les plus meurtrières pour la profession”, déclare Lucie Morillon, directrice de la recherche de Reporters sans frontières.
A ce jour, la localisation de Gregorio Jiménez de la Cruz, l’identité de ses agresseurs et le motif de son enlèvement demeurent inconnus. Le journaliste fait partie des rares professionnels qui continuent d’informer la population sur les cas d’assassinats et d’enlèvements dans la région, malgré le danger suscité par la diffusion de ce type d’informations.
L’État de Veracruz, depuis longtemps sous la coupe de l’organisation paramilitaire des “Zetas”, affiche un taux de criminalité alarmant, à la confluence de différents trafics. L’image du quotidien El Despertador de Veracruz a été récemment prise pour cible, le 28 janvier dernier, lors de la destruction d’un panneau publicitaire au cocktail Molotov à Poza Rica.
